Afin de rendre notre empreinte sur le paysage le plus légère possible, nous nous efforçons de réduire au maximum les nuisances que nous engendrons, en particulier dans nos rejets dans l'atmosphère. Pour cela, nous travaillons sur la maîtrise des flux : eau, électricité, déchets, chauffage.


En collaboration avec l'ADEME et Bois Energie 66 et grâce à l'aide financière de la Région et du Conseil Général, nous bénéficions, depuis 1991, d'une chaudière automatique au bois. Le combustible provient de notre forêt : son plan de gestion nous assure le bois nécessaire pour les années à venir, tout en maintenant un état phytosanitaire adéquat, une biodiversité remarquable et nous aidant à prévenir les incendies. En parallèle, des travaux d’amélioration de l’isolation des bâtiments sont menés à chaque rénovation partielle. Toujours dans l’optique d’une meilleure gestion des flux, l’installation de chauffage est divisée en « zones » indépendantes les unes des autres, qui permettent de chauffer différemment les bâtiments ou les zones d’activités selon leur utilisation. Enfin, un système électronique de régulation permet d’atteindre, de manière automatique, la température voulue dans chaque zone, tout en tenant compte celle extérieure.


Malgré l’excellente qualité de l’eau, attestée par les résultats réguliers des analyses, la règlementation nous oblige à la traiter chimiquement. Afin de ne pas en altérer le goût, une désinfection par rayons Ultra-violets est réalisée à l’arrivée de l’eau. Par ailleurs, des équipements économes (douches, robinets, électroménager) sont mis en place, lors du renouvellement du matériel. L’eau chaude sanitaire est obtenue par le chauffage au bois et par les chauffe-eau solaires en cours de rénovation (cuisine) ou d’installation (hébergement), grâce à l’aide financière de l’ADEME, la Région et le Conseil Général.


La consommation électrique est surveillée de près : minuteries dans les lieux de passage, ampoules basse consommation et néons selon les pièces, électroménager économe, utilisation de certains équipements gourmands (four à céramique, lave-linge) aux heures « creuses » par des programmateurs, etc.... Est à l’étude le passage à un fournisseur électrique qui certifie l’origine renouvelable de l’énergie fournie. Le travail pédagogique concernant la consommation électrique est également important.


Les déchets sont non seulement triés, mais nous nous efforçons avant tout de les réduire à la source, par l’utilisation de produits soit en emballage simple (des grands sacs plutôt que de petites boîtes par exemple), en évitant les emballages individuels dans la mesure du possible. En ce qui concerne les déchets des produits ménagers, nous œuvrons sur deux fronts : la réduction des quantités utilisées et l’adoption de produits les moins nocifs sur l’environnement.


Dernier point important, en ce qui concerne l’alimentation, nous essayons de garder notre cohérence dans la mesure du possible par plusieurs actions : approvisionnement local et bio (viande, légumes, miel), saisonnalité des produits, diminutions de la quantité de viande servie, introduction d’au moins deux menus végétariens par semaine, travail au plus près pour les quantités servies afin de réduire les restes. Pour garder l’équilibre alimentaire, surtout pour les enfants, avec ces nouvelles orientations, le cuisinier s’est formé en cuisine végétarienne auprès de Gilles Daveau, traiteur et formateur de la Loire Atlantique, lors d’un stage organisé par la Ligue de l’Enseignement en direction des cuisiniers des centres.